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I
Réception des déchets
1. Arrivée et déchargement
des déchets
Il s'agit uniquement de déchets ménagers et
assimilés pour une capacité annuelle de 92 500
tonnes.
A
leur arrivée, les camions de ramassage de déchets
sont pesés sur un pont à bascule automatique
équipé, conformément à la réglementation,
d'un portique de détection de la radioactivité.
L'ensemble
des informations est transmis en salle de commande et au siège
du Syndicat Mixte Flandre Morinie.
Les
déchets sont vidés dans une fosse en béton
à l'intérieur de l'usine.
2. Chargement de l'unité d'incinération
Commandés à partir d'un pupitre en salle de
commande, deux ponts roulants homogénéisent
les déchets en les mélangeant et chargent la
trémie d'alimentation du four.
II
Grille d'incinération : un système fiable et
éprouvé
Le choix de la grille Martin connue universellement sous le
nom de " grille à recul " demeure une référence.
Un
brassage efficace des déchets, une épaisseur
de couche contrôlée, une grille robuste, refroidie
et auto nettoyante, un air parfaitement distribué et
une combustion régulée tout au long de la grille
sont des facteurs clés d'une incinération optimisée
des déchets.
III
La chaudière de récupération d'énergie
La chaleur dégagée par la combustion des déchets
est récupérée dans une chaudière
à tubes d'eau construite dans les propres ateliers
de la CNIM.
Par
des échanges, l'eau qui alimente cette chaudière
est transformée en vapeur surchauffée.
IV
Production électrique
La vapeur surchauffée produite par la chaudière
alimente un turbo alternateur qui lui-même produit de
l'électricité.
Cette
électricité est utilisée pour le fonctionnement
de l'usine et le reste sera redistribué sur le réseau
électrique. L'équivalent de production permettra
d'alimenter 25 000 foyers par an.
V
Le traitement des fumées
Le marché CNIM prévoit l'installation d'un traitement
de fumées, par voie sèche, en trois étapes
via :
-
un électrofiltre
- un filtre à manche
- et un catalyseur
Ces
systèmes garantissent des rendements d'épuration
des fumées très élevés, des rejets
à la cheminée très inférieurs
aux limites réglementaires exigées par l'Arrêté
du 20 septembre 2002 et un engagement sans réserve
sur la qualité technique des procédés
proposés basés sur un large retour d'expérience
industrielle.
Quelques
exemples :
La réglementation exige un rejet maximal de poussières
de 10 mg par nm? de fumée : Flamoval rejettera 3 mg
soit plus de 3 fois moins que la norme imposée.
Il
en est de même pour les oxydes d'azote : Flamoval produira
50 mg contre 200 mg exigés par la loi.
Quant
aux dioxines, si la norme est de 0.1 nanogramme par nm? de
fumée (le nanogramme équivaut à 10-9
mg), Flamoval rejettera au maximum 0.02 nanogramme soit 5
fois moins que les exigences réglementaires.
VI
Particularités : la presse à balle
Pendant les arrêts techniques, une presse conditionnera
les déchets dans des balles en plastique complètement
hermétiques qui seront stockées en toute sécurité
à l'intérieur de l'usine.
VII
Les déchets produits par Flamoval
1.
Les mâchefers produits représentent environ 23
125 tonnes par an. Ils seront stockés à l'intérieur
de l'usine après déféraillage et seront
transportés (si possible par voie d'eau) vers une zone
de maturation avant d'être réutilisés
comme sous-couche routière.
2.
Les réfioms (résidus de fumées) représentent
environ 1 064 tonnes par an. Conditionnés dans des
big bag hermétiques ils seront transportés vers
un centre d'enfouissement technique de classe 1.
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