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C'est un faux procès que d'accuser Flamoval de rejeter
des dioxines "
André
Bonnier, président du Syndicat Mixte Flandre Morinie
qui pilote le projet Flamoval recevait mardi les représentants
de l'association de protection de la santé des habitants
de la région de Saint-Omer (APSH). " C'est la
quatrième opposition que nous rencontrons après
les riverains, la société Bonduelle et la Communauté
de communes de l'Houtland, dont on n'entend plus parler depuis
qu'ils ont été réélus, maintenant
c'est une association de médecins ", explique
André Bonnier.
Pour
lui cette rencontre n'a pas été un dialogue
de sourds même si au final chacun est resté sur
ses positions : " Lorsqu'ils m'ont dit qu'ils étaient
vigilants sur l'état de santé des habitants
et qu'ils avaient un devoir d'alerte, je leur ai dit que je
ne pouvais que m'en réjouir et que ce sont des valeurs
que je partage avec eux ".
Deux
heures de discussions courtoises où chacun a exposé
son point de vue. Tout en étant conscient de leurs
préoccupations, André Bonnier a rappelé
son rôle d'élu qui est de trouver une solution
au traitement des déchets ménagers. Pour lui,
le tri est bien géré dans la région que
ce soit à Strazeele ou à Aire-sur-la-Lys mais
il reste des déchets à traiter et on ne pourra
pas les enfouir indéfiniment. La méthanisation
n'apparaît pas non plus comme une solution : "
Un centre de valorisation organique (CVO) ne peut pas tout
régler. C'est une solution complémentaire qui
peut traiter 20% des déchets. Nous avons d'ailleurs
un projet de CVO à côté de Flamoval mais
il n'est pas une solution à lui seul ". En mettant
en avant le coût de la collecte, il s'interroge : "
Comment ça va se passer si on augmente trop la redevance
? ". L'élu veut rester pragmatique et pour lui
la solution de Flamoval répond à toutes les
exigences notamment en matière de sécurité
sanitaire : " J'ai expliqué aux médecins
que c'était un faux procès que d'accuser Flamoval
de rejeter des dioxines. Dès qu'il y a combustion,
il y a apparition de dioxine, vous faites un barbecue, il
y a des dioxines ! Nous avons été au-delà
de la loi pour ce projet en nous imposant une norme plus restrictive
de 0,03ng de dioxine par an, ce ne sera même plus mesurable
". Lui aussi a des avis de médecins et il met
en avant les travaux du professeur Jean-François Narbonne,
toxicologue environnemental à l'université de
Bordeaux qui avait déclaré que s'opposer à
l'incinération au nom des dioxines n'avait aucun sens.
André
Bonnier veut jouer la carte de la transparence et même
si l'enquête publique est terminée, il va permettre
aux représentants de l'association de consulter l'ensemble
du dossier et les études concernant les rejets, l'impact
sanitaire, la faune et la flore. Il met aussi à disposition
des médecins le dossier technique de Flamoval. "
On ne peut pas nous reprocher de ne pas respecter l'environnement,
je pense que nous avons choisi la meilleure solution, la meilleure
preuve est ce qui ce passe actuellement à Naples où
les élus n'ont pas su gérer le problème
des déchets ménagers ", a-t-il achevé.
Les
représentants de l'APSH et André Bonnier seront
amenés à se revoir. Ce dernier gère les
affaires courantes en attendant la prochaine réunion
du Syndicat Mixte Flandre Morinie qui verra ou non sa réélection
puisqu'il est candidat à sa succession. Côté
Syndicat, on n'attend plus que la réponse du préfet
qui devrait arriver d'ici la rentrée.
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